Mercredi 6 avril 2005
3
06
/04
/Avr
/2005
00:00
Dimanche matin, 7h30 (du mat donc). Un peu éreinté, suite à une nuit parisienne agitée avec des amis, je passe par le marché qui s’installe. Il se trouve sur le chemin qui, depuis mon parking, loué mensuellement, mène à mon lit bien chaud dans lequel m’attendait déjà ma chère et tendre épouse. Elle, ayant senti l’embuscade, a préféré rentré sur les coups de 2h.
Errant donc la tête dans le léger brouillard matinal et les mains dans les poches, je trifouillais les quelques centimes d’€uro qu’il me restait de la semaine. Je les ai sorti pour en faire le le compte. 1,11€ ! A peine assez pour me payer 2 croissants pour le petit dej’. De toute façon, les boulangeries ne sont pas encore ouvertes (ce sont des flémards dans mon quartier). Déçu, j’ai fait glisser les pièces une à une en songeant à ce que j’aurais pu en faire.
Idée !!! Une rose pour ma dulcinée qui ne pourra pas trop m’engueuler sur l’heure tardive à laquelle j’ai osé rentré. Machiavélique le plan !!! Sincère attention, mais néanmoins intéressée… Pas grave, j’y vais quand même, pas de cas de conscience pour si peu… Aie ! J’oubliais, c’est 1€50 ! Comment faire ? Bon, je m’approche du stand du fleuriste qui ne me reconnais pas.
Moi : Bonjour Monsieur !
Lui : Bonjour. (d’un air étonné) C’est pour les bâches ? (Ouai la météo avait prévu du mauvais temps, mais non, il a fait super beau toute la journée)
Moi : Les quoi ???
Lui : Les bâches ! (en pointant le haut de son stand)
Moi : Non, c’est pour une rose.(Il me reconnaît même pas l’enflure, avec toute les roses que je lui ai achetées ???!!!)
Lui : Ah oui, vous voulez une rose c’est ça ? (Non, des patates….ben oui une rose , au moins il s’est souvenu de moi, pas trop tôt, j’ai failli être vexé !)
Moi : C’est pas grave si je n’ai que 1,21€ (j’avais fouillé dans ma sacoche) ??? (S’il te plaît m’sieur, plizzzz….)
Lui : Wouai, ça ira, mais les roses sont tout au fond du camion.
Moi : Pas grave ! (Mais grouille quand même parce que je ne tiens plus debout !)
5 minutes après, je continuais ma quête du dodo bien mérité, avec, en main, la rose tant marchandée, nu de tout packaging inutile.
En la levant vers mon nez pour essayer de la humer, et n’ayant pas réussi à discerner sa fragrance de l’odeur du mélange café, alcool, clope que j’avais gardée de la veille, je me suis contenté de l’admirer. Et là … horreur !!!
Oh !!! Qu’a tu fais Humanité !!! Monstre, tu lui as enlever ses épine !!!
Au nom de la rose, je te maudit !
Commentaires